12 janvier 2008
étape 1
ETAPE 1 - avril 2006 | ||
Jour 1 - HENDAYE - LA RHUNE | ||
Jour 2 - LA RHUNE - SARE - AINHOA - COL DES TROIS CROIX | ||
![]() |
Jour 3 - BIDARRAY - LES CRETES D'IPARLA | |
![]() |
Jour 4 - ST ETIENNE DE BAIGORRY - ST JEAN-PIED-DE-PORT | |
11 janvier 2008
étape 2
ETAPE 2 - août 2006 | ||
![]() |
Jour 5 - ST JEAN PIED DE PORT - ESTERENçUBY | |
![]() |
Jour 6 - ESTERENçUBY - LACS D'IRATY | |
Jour 7 - LACS D'IRATY - GITE LOGIBAR | ||
![]() |
Jour 8 - GITE DE LOGIBAR - ST ENGRACE | |
![]() |
Jour 9 - ST ENGRACE - LESCUN | |
![]() |
Jour 10 - LESCUN - ETSAUT |
10 janvier 2008
étape 3
ETAPE 3 - août 2007 | ||
![]() |
Jour 11 - ETSAUT - GABAS | |
![]() |
Jour 12 - GABAS - GOURETTE | |
![]() |
Jour 13 - GOURETTE - LAC D'ESTAING | |
![]() |
Jour 14 - LAC D'ESTAING - LAC DE GAUBE | |
Jour 15 - LAC DE GAUBE - GAVARNIE | ||
Jour 16 - GAVARNIE - LUZ St SAUVEUR | ||
09 janvier 2008
étape 4
ETAPE 4 - août 2008 | ||
![]() |
Jour 17 - LUZ-ST-SAUVEUR - LAC D'AUMAR | |
![]() |
Jour 18 - LAC D’AUMAR - BOURISP (prés de St-Lary-Soulan) | |
![]() |
Jour 19 - BOURISP - GRANGES D’ASTAU | |
![]() |
Jour 20 - LES GRANGES D’ASTAU - BAGNERE DE LUCHON | |
Jour 21 - LUCHON - CABANE D'ARTIGUESSANS | ||
Jour 22 - CABANE D’ARTIGUESSANS - BIVOUAC«LABACH » | ||
![]() |
Jour 23 - BIVOUAC « LABACH » - EYLIE D'EN HAUT | |
07 janvier 2008
E4-J23
ÉTAPE 4 / Jour 23 - Vendredi 8 août 2008 |
Du Bivouac « labach » (km 125) à la cabane d’Uls (km 129) Nous quittons notre lieu de bivouac à 7h15. Nous y avons passés une excellente nuit. Nous-nous dirigeons vers de col d’Auéran (2176 m). Le temps est très gris, il bruine. Nous décidons de nous équiper de nos ponchos. Nous suivons un long moment la route qui prend de la hauteur puis en prolongation nous pénétrons dans une forêt par un chemin assez pentu. Là, au détour d’un chemin nous trouvons un cèpe puis un autre et enfin un troisième. Nous sommes bien décidés à les cuisiner pour la pause du midi. Nous montons très lentement. Depuis le départ de cette 4ème étape nous avons accumulés pas mal de fatigue. Le rythme imposé de plus de 20 kilomètres par jour commence à se faire ressentir au niveau de l’état général. Nous grimpons donc tranquillement en direction du col. Bientôt nous nous retrouvons dans la couche nuageuse. Cela se traduit pas un brouillard tenace qui nous empêche de voir à plus de 50m. Alors que nous sommes en plein milieu d’un troupeau de brebis, nous arrivons en vue de la cabane d’Uls. | |||
A la cabane d’Uls (km 129) Nous faisons une pause dans la cabane. Contrairement à ce que nous avait dit le restaurateur la veille, la porte n’est pas fermée à clef. La fine bruine et la fraîcheur matinale nous poussent à l’intérieur. Nous entrons, au milieu de l’unique pièce garnie de lit superposés où nous trouvons un livre ainsi qu’un petit sac. Il y a visiblement du monde dans les parages. Posé sur la table et coincé par une pierre un petit message d’un randonneur à l’attention d’un autre : « Je ne peux malheureusement pas t’attendre, je doit arriver à Eylie. Tu peux me contacter. Voici mon mail… ». Nous-nous attablons. La porte est entre ouverte. Dehors, sous la bruine, les brebis vont et viennent. Les fines gouttes pénètrent dans l’abri poussées par le vent. Notre pause barre terminée nous nous remettons en route. Il reste encore du chemin jusqu’à Eylie. |
|||
de la cabane d’Uls (km 129) au col d’Auéran (km 132) Nous quittons notre cabane carte en main. Il y a du brouillard, il ne faut pas se perdre. Nous cherchons un peu, consultons rapidement la boussole puis trouvons enfin le sentier. Au loin nous entendons les aboiements sourds de deux chiens. Surprise !! Deux patous à l’air patibulaire se dirigent vers nous. Nous savons que le patou est un chien de protection des troupeaux de brebis. Nous-nous rendons compte alors mais trop tard que nous sommes en plein milieu de la troupe. Nous restons sur nos gardes. Les molosses nous aboient dessus. Ils se rapprochent. Pas question de fuir, nous restons calme et avançons tout doucement. Nous sommes poliment mais fermement éconduit de la zone d’évolution du troupeau. Avant de disparaître le dernier molosse urine sur le chemin comme pour mieux marquer son territoire. Quelques secondes après nous croisons un randonneur qui vient en sens inverse. Nous le prévenons de rester clame. Une minute après nous entendons les molosses aboyer à nouveau ! le pauvre !! A l’approche du col nous sommes toujours dans la purée de pois. Soudain une petite trouée nous fait percevoir un coin de ciel bleu et un bout de soleil. Vite la photo! Il n’y en aura qu’une! | |||
du col d’Auéran (km 132) au refuge d’Araing (refuge jacques Husson) (km 133,5) Les yeux rivets sur nos pieds, nous avançons résignés dans le brouillard. Il n’y a pas de vue et ça mouille. Nous arrivons par une forte descente au refuge d’Araing situé un peu au dessus du lac de barrage du même nom. Le bâtiment est de forme cubique. Nous y sommes accueilli gentiment et nous y consommons un bon chocolat chaud. Nous discutons avec un autre randonneur, qui parti avec son chien compte arriver jusqu’à Banyuls dans une quinzaine de jours. |
|||
de la cabane de l’Etang (km 134) aux mines de Bentaillou (km 137) A nouveau dans la purée de pois nous poursuivons notre chemin! Passé la serre d’Araing (col) nous entamons la descente vers les mines de Bentaillou. Ces mines ont été exploitées de 1849 à 1950. Ce sont d’anciennes mines de plomb argentifère. L’endroit y est relativement sinistre. Des carcasses métalliques jonchent le sol ou pendent dans le vide. La rouille règne en maître. D’immenses trous dans la montagne sont encore visibles. Nous pénétrons dans l’un deux. L’endroit est curieux. Nous constatons que, malgré tout, la nature reprend ses droits. Tous ceci aura presque disparu dans quelques centaines d’années. |
|||
des mines de Bentaillou (km 137) à Eylie d’en Haut (km 140) Grosse plongée sur Eylie! Plus de 900 mètres de dénivelé négatif à encaisser. Surtout faire attention. Nous sentons la fin de cette quatrième étape arriver. Chemin faisant, nous tombons sur de magnifiques plants de myrtilles. Hors de question de passer à coté. Grain par grain nous faisons provision. Au bout de 30 ou 40 minutes de cueillette nous reprenons une dernière fois nos efforts. Nous arrivons à Eylie d’en haut, terme de notre quatrième étape. Nous sommes fourbus mais heureux et satisfait. Vivement l’année prochaine pour retrouver notre chemin tant aimé. | |||
BILAN JOUR 23 Cette 7ème et dernière journée de notre quatrième étape nous à fait entrer en Ariège. 15 kilomètres parcourus seulement mais pour un dénivelé de 1625 mètres positifs et 1495 mètres négatifs. Pour la seconde fois depuis notre départ de Hendaye nous avons trouvé des ceps que nous avons cuisinés et mangé avec grand plaisir. Nous terminerons cette quatrième étape à Eylie d’en haut les jambes fatiguées mais la tête pleine de souvenirs. Depuis notre départ en 2006, nous prenons conscience de l’importance que peut prendre, dans notre vie, une telle traversée ! A l’année prochaine au même endroit… |
E4-J22
ÉTAPE 4 / Jour 22 - Jeudi 7 août 2008 |
de Fos (km 117) à Melles (km 120) Le temps est de plus en plus gris. Nous-nous arrêtons chemin faisant entre Fos et Melles pour nous laver, nettoyer quelques affaires, bien manger et accessoirement tuer le temps par quelques jeux farfelus. Il est plus de 14h00 lorsque nous arrivons à Melles. Le temps se charge, il fait de plus en plus lourd. Il est certain que la pluie va bien finir par pointer le bout de son nez. Nous attendons Stéphanie sur la place de l’église. Nous patientons tranquillement. Stéphanie arrive finalement vers 14h30 accompagnée de son frère. Nous les invitons à prendre un verre à l’auberge locale pour les remercier d’avoir fait plus de 6 heures de route pour nous dépanner. 15h00, en route !! |
|||
|
|||
Bivouac à « Labach » (km 125) Nous arrivons sur les lieux de notre bivouac. Il pleut assez fort, nous avons depuis longtemps revêtu nos ponchos. Le terrain est relativement plat. Il est particulièrement bien abrité sous une couche végétale dense. A proximité, nous avons la chance de trouver du bois mort à profusion. Un beau torrent coule à 20m de là. Nous plantons rapidement la tente et préparons ensuite un feu d’enfer sous les gouttières des arbres. Comme d’habitude, lavage dans le torrent, repas au coin du feu et même séchage de nos affaires. Nous dormirons comme des loirs sous une pluie fine continue. |
|||
BILAN JOUR 22 La journée de transition aux portes de l’Ariège. 14 kilomètres seulement pour passer les villages de Fos et Melles. Le ciel est passé du bleu au gris avant de nous tomber dessus. Bien que particulièrement humide, le bivouac du soir fut une vrai réussite d’organisation et de choix de matériel. Les dénivelés n’ont pas été très rude enfin avec 250 mètres positifs et 1035 métres négatifs seulement. |
E4-J21
ÉTAPE 4 / Jour 21 - Mercredi 6 août 2008 |
de Sode (km 95) à Artigue (km 97,5) Le dénivelé se fait plus sérieux. Les montées dans les bois sont très raides. Le soleil monte peu à peu. Les sommets environnants sont baignés de lumière. Il commence à faire chaud. Nous sommes transpirant. Nous cherchons un point de ravitaillement en eau. C’est par de beaux chemins bien ombragés aux petits murets en pierre que nous pénétrons dans Artigue. Sur la petite placette nous voyons un abreuvoir alimenté par une petite fontaine. Nous faisons le plein de liquide puis nous prenons le temps de contempler de belles maisons dont une en particulier possède un toit fait de chaume. Il n’y a que très peu de maisons ainsi recouvertes comme par le passé. Peu être est-ce à cause du prix élevé que les artisans demandent pour un tel ouvrage(?) |
|||
De la cabane de Sauners (km 100,5) au pic de Bacanère (km 106,5) Il fait chaud. Il n’y a pas beaucoup d’air. Le chemin monte bien droit dans les courbes de niveau. Nous évoluons sur des plaines herbeuses. Nous suivons et sommes suivis par quelques randonneurs qui parti d’Artigue ont décidés de monter au sommet du pic de Bacanère (2193m). Avant d’arriver au sommet nous suivons un chemin de crête relativement doux et montant tranquillement vers le sommet arrondi. Nous longeons ici les bornes frontières séparant la France de l’Espagne. Comparé avec la haute montagne les crêtes de Bacanère sont très larges et bien bombées. Pas de risque de tomber dans le vide à la moindre incartade !! Nous arrivons au pic au moment ou le soleil arrive au zénith. Nous y mangeons sous un soleil de plomb. Seule une petite brise tiède venant du sud-ouest nous permet de tenir bon notre position. Au dessus de nous de grands vautours fauves tournoient majestueusement. Ils profitent des thermiques. Au bout d’une heure de pause, le ventre bien rempli, les jambes reposées, la tente bien sèche nous décidons de reprendre la « route ». |
|||
du Pic de Bacanère (km 106,5) à la cabane d’Artiguessans (km 111) Nous quittons le pic en longeant les crêtes vers le col d’Esclo d’Aou. A partir de ce point nous allons enfin redescendre dans la vallée de Fos. Au col nous faisons le point de nos provisions en eau. Il ne nous reste qu’un seul litre pour plus de trois heures de marche encore. Nous ne savons pas vraiment où aller dormir. Nous avons de l’avance sur notre plan de route et n’avons pas vraiment envie de finir au camping de Fos. Nous regardons la carte et constatons que trois cabanes se trouvent dans la descente. C’est décidé nous dormirons dans celle du milieu ! A condition, bien sur, de trouver de l’eau dans la descente. Tout est aride et pourtant miracle nous trouvons une petite source au bord du chemin. Non seulement nous trouvons une petite source mais un peu plus loin c’est un magnifique torrent qui nous ouvre ses bras. La baignade s’impose !! | |||
A la cabane d’Artiguessans (km 111) L’endroit est très agréable. Il n’est pas tard. Installation dans notre nouvelle demeure. On sort la table, une banquette, le pastis, les cacahuètes et nous savourons notre petit apéro. Il est à peine 17h00 !! Un peu tôt pour un apéro. Nous sommes pensifs, nos pensées vont et viennent. Soudain Nico a un éclair de génie : « j’ai oublié la clef de ma voiture dans la tienne !!! » « Comment ? » Tu veux dire que la clef de la voiture qui se trouve en fin d’étape se trouve dans celle garée en début d’étape à plus de 5 jours de marche. Oupps, il va falloir trouver une solution ! |
|||
|
|||
BILAN JOUR 21 Une très belle et chaude journée encore. Nous avons parcouru 19 kilomètres pour un dénivelé de 1570 mètres positifs et 630 mètres négatifs. Au terme de cette journée nous avons décidé de passer une nuit en cabane. Cette nuit s’avèrera être mythique et elle nous laissera sans aucun doute un souvenir indélébile… |
E4-J20
ÉTAPE 4 / Jour 20 - Mardi 5 août 2008 |
Des Granges d’Astau (km 70) au lac d’Oô (km 72,5) Nous-nous levons à 5h00 du matin. Dehors il fait encore nuit. Nous ravivons le feu de la veille et déjeunons à la lueur de nos frontales dans la fumée et les flammèches de notre petit feu de bois tout encore engourdi. Une heure plus tard nous sommes fin prêt pour le départ. Le petit jour pointe. Il fait doux et le ciel est encore étoilé. Nous empruntons un chemin large et empierré que de nombreux randonneurs utilisent pour monter du parking des granges jusqu’au lac d’Oô. Pour l’instant nous sommes seuls. Peu de randonneurs ont idée de monter au lac à 6h00 du matin! A notre arrivée au lac d’Oô, nous découvrons une immense retenue d’eau nichée au cœur de la montagne. Les parois très raides de la montagne plongent directement dans le lac. Il n’y a quasiment pas de place pour y planter une tente. A cette heure matinale, l’endroit n’est pas très accueillant. |
|||
de la hourquette des Hounts (km 76) à la Coume de Bourg (km 79) A la hourquette des Hounts nous pénétrons dans un grand cirque minéral. Nous suivons un chemin à flanc de paroi fait de pierrailles et d’herbes à vache. Nous atteignons une autre hourquette qui nous fait à son tour replonger dans un autre cirque identique au premier. Nous croisons de plus en plus de randonneurs faiblement équipés. Il ne fait aucun doute que vu leur nombre, la civilisation ne doit pas être bien loin!! Nous regardons la carte et comprenons que ceux-ci viennent de la proche station de sport d’hiver de Superbagnères. A la Coume de Bourg, surprise !! Nous assistons au « pèlerinage du pic de Céciret » (2403m). De très nombreux randonneurs se suivent à la queue leu leu sur le chemin d’accès du pic. |
|||
de la Coume de Bourg (km 79) au pic de Céciret (détour de 2km AR) HORS GR10 Le pic du Céciret ne fait pas partie du gr10. Nous décidons pourtant d’y faire un détour. Nous-nous disons que la vue doit y être belle de là haut. Et hop, nous voilà dans la file. Nous croisons des gens qui redescendent du pic. Certains sont sympathiques mais beaucoup d’autres le sont moins. « Pousses-toi de la que je passe ». Arrivés au sommet, il y a trop de monde, la vue n’y est pas vraiment au rendez-vous. Nous redescendons un peu déçu. Seul l’apparition du pic d’Aneto avec son immense glacier au loin nous confirme bien que nous sommes arrivés à la moitié de notre périple. | |||
De la Coume de Bourg (km 79) à Superbagnères (km 83,5) De retour à la Coume de Bourg nous faisons une pause repas bien méritée. De notre promontoire nous observons les randonneurs occasionnels plus ou moins bien équipés. Pas de temps à perdre. Il fait très chaud, l’atmosphère est nébuleuse. Nous sommes à plus de 2272 m d’altitude, une très légère brise nous empêche d’avoir trop chaud. Nous ne sommes pas pressé de reprendre le chemin qui plonge sur Bagnères de Luchon 1600 mètres plus bas. Là-bas la température doit y être intenable. Pour le moment nous marchons sur le sentier qui nous mène de la Coume de Bourg à Superbagnères. Malgré l’heure tardive beaucoup de gens continuent à monter. Il nous tarde de vite quitter les lieux. |
|||
|
|
|||
de Superbagnères (km 83,5) à Bagnères de Luchon (km 92) Il fait de plus en plus chaud. Nos pieds sont surchauffés. Nous quittons rapidement Superbagnères et comme par magie nous nous retrouvons seuls sitôt passé le parking de la station. Personne n’a idée de repartir à pied vers Luchon quand il est possible de prendre sa voiture pour descendre en ville. Nous prenons notre deuxième pause de la journée dans une ancienne station de l’ancien train à crémaillère qui jadis acheminait les touristes de Luchon à Superbagnères. Au bout de une heure de pause et de crise de fou rire nous sommes fin prêt pour entamer la longue descente que nous vivons comme un chemin de croix et de pénitence. | |||
Arrivée à Bagnières de Luchon (km 92) Dés notre entrée dans la ville, nous nous arrêtons à la terrasse d’un café. Nous sommes harassés. Postage du courrier, petit coup de téléphone à la famille, dégustation d’une bonne bière, léger ravitaillement à la superette du coin et nous voilà en quête d’un point de bivouac. Nous traversons la ville à pas lent, nous n’avons pas envie d’aller au camping et nous cherchons un lieu où poser notre tente. Nous-nous engageons dans un parc où finalement nous dénicherons un lieu de bivouac pas très sauvage mais proche d’un point d’eau et à l’abri des regards indiscrets! Le temps se couvre rapidement, l’orage gronde, il est temps de se mettre à l’abri. Il fait très lourd. Nous souhaitons que l’orage éclate mais pourtant celui-ci passera son chemin. A 21h30, nous nous endormirons comme des bébés sous une faible pluie qui au lieu de nous rafraîchir nous bercera… |
|||
|
|
|||
BILAN JOUR 20 Une journée mythique ! Nous sommes arrivé à mi-chemin de notre périple entre océan et mer. Nous avons enfin pu admirer l’impressionnant pic d’Aneto et son immense glacier. Nous arrivons au terme de cette journée à Bagnière de Luchon. Nous avons parcouru 22 kilomètres pour un dénivelé de 790 mètres positifs et 1615 mètres négatifs. |
E4-J19
ÉTAPE 4 / Jour 19 - Lundi 4 août 2008 |
De Bourisp (km 48) à Estensan (km 50) Nous quittons le camping de Bourisp à l’aube vers 6h00 du matin. Il fait lourd, le temps est humide et brumeux. Dés la sortie du village les choses sérieuses commencent. Nous avons un dénivelé de plus xx mètres positif jusqu’au Couret de Latuhe. Nous n’avons pas fait deux kilomètres que déjà nous sommes en sueur. Nous empruntons des chemins verdoyants que les moustiques affectionnent particulièrement. Nous en faisons les frais au passage!! | |||
| "panorama bien brumeux" | |||
De Estansan (km 50) au Couret de Latuhe (km 54) | |||
Du Couret de Latuhe (km 54) à Loudenvielle (km 57) Nous descendons dans la vallée par d’étroits et interminables chemins abruptes. Nous repassons sous la couche de nuage qui, chauffée par le soleil du matin, peu à peu se désagrège,. La vallée de Loudenvielle n’est pas particulièrement belle, mais le centre du bourg est relativement accueillant. Il y a de nombreux touristes qui arpentent les rues. Nous faisons une halte à la superette du coin pour consulter la météo et nous ravitailler en pain et chocolatines. Pas trop de temps à perdre la route pour les Granges d’Astau est encore très longue. |
| ||
de Loudenvielle (km 57) à la Cabane d’Ourtiga (km 63) Dés la sortie de Loudenvielle nous nous replongeons dans les forts dénivelés. La montée vers Germ est difficile. Il faut absolument gérer ses efforts sous peine de surchauffe. Nous y rencontrons deux randonneuses en provenance d’Israël. Elles peinent à monter. Nous échangeons quelques mots en Anglais avec elles puis, étant plus rapide, nous les laissons à Germ. A la sortie du village, nous trouvons un chemin plus calme qui longe la montagne et monte tranquillement vers la cabane d’Ourtiga. Nous arrivons à la cabane d’Ourtiga en tout début d’après midi sous un soleil de plomb. Nous sommes impressionnés par notre prochaine difficulté, le passage du Couret d’Esquierry. Nous reprenons des forces dans la cabane où nous ferons notre pause repas. La cabane est très agréable et nous regrettons de ne pas pouvoir y passer la nuit. | |||
De la cabane d’ourtiga (km 63) au Couret d’Esquierry (km 65,5) La montée infernale commence! Un dénivelé de 530 m pour une longueur de 1,5 km voilà ses mensurations. Juste avant de monter nous rencontrons deux randonneurs qui viennent de rebrousser chemin. Ils ne nous mettent pas en confiance. L’un des deux qui a prés de 69 ans se sent trop chargé pour réussir à passer. Il a pourtant un bon physique. Nous commençons donc notre ascension très tranquillement. Nous adoptons un pas très lent. Les cuisses sont mises à rude épreuve. Peu à peu nous nous élevons. Lentement mais très sûrement. Il fait très chaud. Nous n’avons même pas envie de ramasser les nombreuses myrtilles que nos visages effleurent de temps à autre. Finalement et assez rapidement nous avons le col en vue. La difficulté de ce passage vient surtout du fait que nous avons déjà parcouru pas mal de kilomètres et avalé de gros dénivelés depuis le début de cette journée. Nous arrivons enfin au niveau du Couret d’Esquierry. Nous-nous sentons bien et soulagé. |
|||
Du Couret d’Esquierry (km 65,5) aux Granges d’Astau (km 70) Nous entamons la longue descente dans le Val d’Esquierry. Chemin faisant nous trouvons une source d’eau fraîche qui soulagera notre soif grandissante. Arrivé à la cabane du Val d’Esquierry nous sommes déçu et étonné de constater qu’elle est fermée à clef ( !). Nous-nous posons des questions car elle est notée comme une cabane refuge sur notre carte IGN. Nous éclaircirons la chose dés notre retour. Bien que fermée à clef nous nous posons plus d’une heure dans son ombre pour un y piquer une petite siestoune. Il faut reprendre des forces, la descente vers les Granges d’Astau est assez ardue. Elle traverse un grand sous bois bien ombragé mais dont le chemin est parsemé d’aiguilles de résineux. Aux granges d’Astau, nous filons directement vers un bar pour y savourer une très bonne bière. | |||
Bivouac aux Granges d’Astau (km 70) Loin du grand parking des granges nous choisissons un beau terrain plat entre deux cours d’eau comme lieu de bivouac. Comme à notre habitude et toujours avec le même plaisir, nous y plantons la tente, préparons un beau feu de camp et filons nous rafraîchir dans le gave voisin. Il fait bon, il n’y a presque personne, un petit verre de pastis à la main devant une assiette de cacahuètes, nous savourons la soirée et trinquons avec plaisir. Nous sommes ravi d’être là, le temps est de la partie, la vie est belle quoi ! |
|||
BILAN JOUR 19 Magnifique journée !! Cette étape fut une des plus belles étapes depuis notre départ. Le matin nous avons la chance de passer au dessus des nuages au couret de Latuhe. Le panorama fut fantastique. L’après midi la montée du d’Esquierry restera dans nos mémoire comme une des plus difficile ascension de part le pourcentage de dénivelé. Pour cette 3ème journée nous avons parcouru 16 kilomètres pour un dénivelé de 1960 mètres positifs et 1655 mètres négatifs. |
E4-J18
ÉTAPE 4 / Jour 18 - Dimanche 3 août 2008 |
Du lac d’Aumar (km 25,5) au col d’Estoudou (km 29) Nous-nous levons à 5h30. Le temps est frais mais dégagé. Nous assistons au levé du soleil sur le massif du Néouvielle. Les premiers rayons du levant donnent à la roche des reflets rosés. Nous quittons tranquillement les lieux. Longeons le lac d’Aumar avant de partir à l’assaut du col d’Estoudou. Nous montons tranquillement le col à l’ombre de la montagne. | |||
Du col d’Estoudou (km 29) au lac de l’Oule (km 31) Nous entamons une belle descente dans une forêt de pins. La descente est raide vers le lac de l’Oule. Il faut faire très attention. Une glissade plus loin et le genou de Nico, soudainement, se retrouve au sol. Plus de peur que de mal! Nous poursuivons notre chemin. Le lac de l’Oule est un lac de barrage dont la couleur est d’un bleu turquoise. Nous le contournons par le fond de vallée puis entamons rapidement la remontée vers le col de Portet. Nous croisons chemin faisant de nombreux randonneurs venant en sens inverse. Ils arrivent de plus en plus nombreux. « Bonjour, bonjour, bonjour…. » |
|||
Du lac de l’Oule (km 31) au col de Portet (km 38) Après avoir fait un petit détour au lac inférieur du Bastan (600m hors Gr), nous-nous engageons sur le long chemin qui suit les courbes de niveaux de la montagne et qui nous conduit au col de Portet. Nous-nous retrouvons au milieu de la station de ski d’Espiaube. Les remontées mécaniques sont autant de verrues sur la montagne. Il fait de plus en plus chaud et nous n’avons qu’une envie, passer rapidement le col et engager notre descente vers St-Lary-Soulan. | |||
|
|||
Au col de Portet (km 38) Il y a trop de monde et trop de voitures sur le parking du col. Nous cherchons et trouvons un coin d’ombre pour manger tranquillement. Une centaine de mètres plus bas, nous trouvons une cabane de station. Son ombre n’y est pas très généreuse mais nous n’avons pas d’autres alternatives… |
|||
|
|
|||
Du col de Portet (km 38) à Bourisp (km 48) La descente vers Bourisp est très longue. Elle se fait en deux temps. La première partie se fait sur un chemin qui descend en pente douce sur des prairies verdoyantes mais trop ensoleillées. Enfin dans la seconde portion, le chemin devient très pentu et sillonne des bois ombragés. | |||
Nuit au camping de Bourisp A notre retour nous installons notre tente et filons à la douche sans attendre. La nuit sera agréable au camping. |
|||
|
|
|||
BILAN JOUR 18 Cette seconde journée fut très longue 22,5 kilomètres pour un dénivelé de 455 mètres positifs et 1855 mètres négatifs. Comme la veille le beau temps nous a accompagné sur des chemins faciles mais pas toujours très beau (surtout au col de Portet). La descente sur Bourisp fut particulièrement difficile et éprouvante compte tenu du dénivelé et de la chaleur. Nos organismes sont maintenant bien rodés et les efforts ne nous font pas peur. Seule la météo reste nous inquiète |












































































































































