GR10 La grande randonnée

Faire vivre la préparation et l'aventure de la grande traversée des pyrénées (via le gr10) par deux copains dont la passion est la randonnée pédestre.

12 janvier 2008

étape 1

ETAPE 1 - avril 2006

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Jour 1   -  HENDAYE - LA RHUNE
Première journée de notre périple. Nous avons parcouru plus de 24,5 kilomètres pour un dénivelé total de 1360 m+ et 830 m- L’état de fatigue dans lequel nous nous trouvons nous fait nous poser des questions quant à la suite du programme. N’avons nous pas été trop optimiste? Serons nous à Saint-Jean-Pied-de-Port dans quatre jours?. 
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Jour 2   -  LA RHUNE - SARE - AINHOA - COL DES TROIS CROIX
Cette étape s’est caractérisée par une longue traversée d’une vallée basque du haut de son massif montagneux coté Ouest au haut de son massif coté Est. Nous avons parcouru plus de 26 kilomètres pour un dénivelé total de 830 m+ et 770 m- Nous sommes de plus en plus inquiet quant à la suite. Les efforts physique bien que gérés correctement sont continus tout au long de la journée. Nous espérons que l’organisme tiendra le coup pour la suite, car la suite sera encore plus dur ! .
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Jour 3   -  BIDARRAY - LES CRETES D'IPARLA
Cette étape a été variée, les paysage ont été plus sauvages et plus grandioses que la veille. Les difficultés technique y ont été aussi plus grandes. Nous avons parcouru plus de
23 kilomètres pour 1530 m+ et 1280 m-. Nous commençons à être étonné par la capacité d’adaptation du corps à des épreuves aussi intenses. Toutefois, nous ne savons toujours pas si le challenge pourra être tenu.
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Jour 4   -  ST ETIENNE DE BAIGORRY - ST JEAN-PIED-DE-PORT
Cette journée fut particulière. A son début nous n’étions pas sûr de pouvoir atteindre notre objectif compte tenu des mauvaises conditions météo. Finalement les dieux ont été de la partie et nous ont laissé un peu de marge de beau temps pour passer notre dernier pic. Par contre, la beauté du paysage n’a pas été au rendez-vous. Le pic de Munhoa ne vaut pas les crêtes d’Iparla. Mais enfin bon ! le GR doit bien passer quelque part. Ce dernier jour, nous avons parcourru 24 kilomètres pour 930 m+ et 1620 m-
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11 janvier 2008

étape 2

ETAPE 2 - août 2006

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Jour 5   -   ST JEAN PIED DE PORT - ESTERENçUBY
Cette première 1/2 journée  a été le hors d'oeuvre de cette seconde étape. Nous avons parcouru près de 12 kilomètres pour un dénivelé de 460 m+ et 360 m-. Par rapport à l'étape 1 les sacs et les jambes nous semblent étonnement plus légers. Les mûres que nous avons mangées tout le long du parcours auraient-elles eu un effet dopant?!.
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Jour 6   -   ESTERENçUBY - LACS D'IRATY
Grosse journée aujourd'hui. Un peu plus de 20 kilomètres parcourus pour un dénivelé total de 1570 m+ 720 m- et  La beauté des paysages que nous avons traversés nous a totalement fait oublié la fatigue accumulée lors dans les dénivelés. Nous nous sentons physiquement trés bien et le doute n'est pas du voyage.  Nous continuons de manger des mûres toute la journée. Peut-être est-ce ça le secret de notre forme!!
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pic ohry

Jour 7   -   LACS D'IRATY - GITE LOGIBAR
Malgré le faible dénivelé au programme, 690 m+ et 1420 m- pour 19,6 kilomètres de chemin, cette étape qui aurait du être relativement facile ne l'a finalement pas été. La beauté des paysage n'a été au rendez-vous que sur le premier tiers du parcours.  Le reste de la journée nous avons marché et mangé des...mûres!
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Vue

Jour 8   -   GITE DE LOGIBAR - ST ENGRACE
Cette journée qui nous a fait parcourir 23 kilomètres pour 1500 m+ et 1000 m- de dénivelé a été riche en contacts humains. Nous avons rencontré en particulier fredo&Fredo avec qui nous avons passé un bivouac trés sympa. Aux gorges d'Arphidia nous avons officiellement quitté le Pays Basque que nous avons traversé au total en 7 jours 1/2.
Physiquement tout va bien grace aux mûres!
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Montagne_myst_rieuse

Jour 9   -   ST ENGRACE  -  LESCUN
Aujourd'hui nous avons parcouru 25 kilomètres pour 1270 m+ et 1300 m- de dénivelé et ce sous la pluie, le vent, le brouillard et de trés rare éclaircies. Nous avons battu un record : 7 heures de marche sans poser le sac et sans s'arrêter!. Les mûres! On en est sûr, c'est du dopage!!
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ETSAUT

Jour 10   -   LESCUN - ETSAUT
Petite journée, 14 kilomètres, et petit dénivelé aujourd'hui 830 m+ et 1090 m-. Nous retiendrons avant tout le plaisir d'avoir trouvé des champignons. Nous sommes heureux de rentrer et retrouver nos petites familles qui ont bien du courage à nous supporter!!
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10 janvier 2008

étape 3

ETAPE 3 - août 2007

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Jour 11   -   ETSAUT - GABAS
Cette première journée très chargée a été très rude (20 kilomètres pour  un dénivelé de 1600 m+ et 1200 m-). Le fait de nous être levé à 3h00 du matin n’a rien arrangé à la chose. Nous aurions dû partir la veille au soir et dormir à Etsaut sous la tente. La prochaine fois, on ne nous y reprendra pas !! Quant aux paysages et à la beauté des sites, il n’y a rien à dire. Cette étape a été superbe. Elle ne nous laissera que de très bons souvenirs.   
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0683___plaine_de_soussoueou

Jour 12   -   GABAS - GOURETTE
Une très grosse journée !. Plus de 20 kilomètres avec  1600 m+ et 1100 m-. Nous nous demandons si nous n’avons pas visé un peu haut dans nos objectifs de parcours. Nous nous rassurons malgré tout, il est bien loin le temps ou nous doutions de nos capacités physique et savons que nous sommes encore loin de nos limites. Quel bonheur d’être ici !
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0702___descente_vers_Arrens

Jour 13   -   GOURETTE - LAC D'ESTAING
En regard des deux précédentes journées, cette étape à été plutôt facile mais moins que prévu. La « bassine » entre le col de Thorte et le col de Saucède nous a un peu remuée. Les portions de route entre Arrens et Estaing ont fatiguées un peu plus nos pieds échauffés. Nous avons parcouru 21,5 kilomètres pour un dénivelé de 1400 m+ et 1000 m-.
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Jour 14   -   LAC D'ESTAING - LAC DE GAUBE
Une des plus belle journée depuis le départ de notre périple. Nous nous sentons bien et le rythme de marche est bon. Nous n’avons pas l’impression d’avoir parcouru 23,5 kilomètres pour 1800 m+ et 1200 m-.
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Jour 15   -   LAC DE GAUBE - GAVARNIE
Nous sentons la fin de notre 3ème étape arriver. Il reste encore une journée de marche avant d’arriver à Luz st Sauveur. Nous sentons également que le temps change. Nos organismes sont maintenant bien rodés. Nous avons, pour cette 5ème journée, parcouru 24 kilomètres pour un dénivelé de 950 m+ et 1300 m- .
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Jour 16  -    GAVARNIE - LUZ St SAUVEUR
Nos derniers 24 kilomètres de randonnée en grande partie dans le brouillard, 400 m+ et 1000 m- de dénivelé pour cette année. Vivement l’année prochaine !!
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09 janvier 2008

étape 4

ETAPE 4 - août 2008

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Jour 17 - LUZ-ST-SAUVEUR - LAC D'AUMAR
Pour cette première journée nous avons visé haut mais juste. Nous avons bien géré les 25 kilomètres parcourus pour un dénivelé de 2080 mètres positifs et  570 mètres négatifs avalés. Nous avons eu de la chance de pouvoir pénétrer dans le massif du Néouvielle accompagné par un franc soleil. Les paysages ont été au rendez-vous. Nous avons pour la première fois depuis le début de ce gr10 piqué une timide tête dans un petit lac. Nous ne sommes pas inquiets au niveau physique et espérons que le beau temps ne nous abandonnera pas trop rapidement.
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Jour 18 - LAC D’AUMAR - BOURISP (prés de St-Lary-Soulan)
Cette seconde journée fut très longue 22,5 kilomètres pour un dénivelé de 455 mètres positifs et 1855 mètres négatifs. Comme la veille le beau temps nous a accompagné sur des chemins faciles mais pas toujours très beau (surtout au col de Portet). La descente sur Bourisp fut particulièrement difficile et éprouvante compte tenu du dénivelé et de la chaleur. Nos organismes sont maintenant bien rodés et les efforts ne nous font pas peur. Seule la météo reste nous inquiète
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Jour 19 - BOURISP - GRANGES D’ASTAU
Magnifique journée !! Cette étape fut une des plus belles étapes depuis notre départ. Le matin nous avons la chance de passer au dessus des nuages au couret de Latuhe. Le panorama fut fantastique. L’après midi la montée du d’Esquierry restera dans nos mémoire comme une des plus difficile ascension de part le pourcentage de dénivelé. Pour cette 3ème journée nous avons parcouru 16 kilomètres pour un dénivelé de 1960 mètres positifs et 1655 mètres négatifs.
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Jour 20   -   LES GRANGES D’ASTAU - BAGNERE DE LUCHON
Une journée mythique ! Nous sommes arrivé à mi-chemin de notre périple entre océan et mer. Nous avons enfin pu admirer l’impressionnant pic d’Aneto et son immense glacier. Nous arrivons au terme de cette journée à Bagnière de Luchon. Nous avons parcouru 22 kilomètres pour un dénivelé de 790 mètres positifs et 1615 mètres négatifs.
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Jour 21   -  LUCHON - CABANE D'ARTIGUESSANS
Une très belle et chaude journée encore. Nous avons parcouru 19 kilomètres pour un dénivelé de 1570 mètres positifs et 630 mètres négatifs. Au terme de cette journée nous avons décidé de passer une nuit en cabane. Cette nuit s’avèrera être mythique et elle nous laissera sans aucun doute un souvenir indélébile…
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1143

Jour 22  - CABANE D’ARTIGUESSANS - BIVOUAC«LABACH »
La journée de transition aux portes de l’Ariège. 14 kilomètres seulement pour passer les villages de Fos et Melles. Le ciel est passé du bleu au gris avant de nous tomber dessus. Bien que particulièrement humide, le bivouac du soir fut une vrai réussite d’organisation et de choix de matériel. Les dénivelés n’ont pas été très rude enfin  avec 250 mètres positifs et 1035 métres négatifs seulement.
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Jour 23 - BIVOUAC « LABACH » - EYLIE D'EN HAUT
Cette dernière journée de notre quatrième étape nous à fait entrer en Ariège. 15 kilomètres parcourus seulement mais pour un dénivelé de 1625 mètres positifs et 1495 mètres négatifs. Pour la seconde fois depuis notre départ de Hendaye nous avons trouvé des ceps que nous avons cuisinés et mangé avec grand plaisir. Nous terminerons cette quatrième étape à Eylie d’en haut les jambes fatiguées mais la tête pleine de souvenirs. Depuis notre départ en 2006, nous prenons conscience de l’importance que peut prendre, dans notre vie, une telle traversée ! A l’année prochaine au même endroit…
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07 janvier 2008

E4-J23

ÉTAPE 4 / Jour 23 - Vendredi 8 août 2008

BIVOUAC « LABACH » - EYLIE D'EN HAUT

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"fier mais fatigué tout de même!!"

Du Bivouac « labach » (km 125) à la cabane d’Uls (km 129)

Nous quittons notre lieu de bivouac à 7h15. Nous y avons passés une excellente nuit. Nous-nous dirigeons vers de col d’Auéran (2176 m). Le temps est très gris, il bruine. Nous décidons de nous équiper de nos ponchos. Nous suivons un long moment la route qui prend de la hauteur puis en prolongation nous pénétrons dans une forêt par un chemin assez pentu. Là, au détour d’un chemin nous trouvons un cèpe puis un autre et enfin un troisième. Nous sommes bien décidés à les cuisiner pour la pause du midi. Nous montons très lentement. Depuis le départ de cette 4ème étape nous avons accumulés pas mal de fatigue. Le rythme imposé de plus de 20 kilomètres par jour commence à se faire ressentir au niveau de l’état général. Nous grimpons donc tranquillement en direction du col. Bientôt nous nous retrouvons dans la couche nuageuse. Cela se traduit pas un brouillard tenace qui nous empêche de voir à plus de 50m. Alors que nous sommes en plein milieu d’un troupeau de brebis, nous arrivons en vue de la cabane d’Uls.

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"Enfin des cèpes!!

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"montée lente dans la brume"

A la cabane d’Uls (km 129)

Nous faisons une pause dans la cabane. Contrairement à ce que nous avait dit le restaurateur la veille, la porte n’est pas fermée à clef. La fine bruine et la fraîcheur matinale nous poussent à l’intérieur. Nous entrons, au milieu de l’unique pièce garnie de lit superposés où nous trouvons un livre ainsi qu’un petit sac. Il y a visiblement du monde dans les parages. Posé sur la table et coincé par une pierre un petit message d’un randonneur à l’attention d’un autre : « Je ne peux malheureusement pas t’attendre, je doit arriver à Eylie. Tu peux me contacter. Voici mon mail… ». Nous-nous attablons. La porte est entre ouverte. Dehors, sous la bruine, les brebis vont et viennent. Les fines gouttes pénètrent dans l’abri poussées par le vent. Notre pause barre terminée nous nous remettons en route. Il reste encore du chemin jusqu’à Eylie.

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"la brume de plus en plus tenace"

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"pas commode le patou!"

de la cabane d’Uls (km  129) au col d’Auéran (km 132)

Nous quittons notre cabane carte en main. Il y a du brouillard, il ne faut pas se perdre. Nous cherchons un peu, consultons rapidement la boussole puis trouvons enfin le sentier. Au loin nous entendons les aboiements sourds de deux chiens. Surprise !! Deux patous à l’air patibulaire se dirigent vers nous. Nous savons que le patou est un chien de protection des troupeaux de brebis. Nous-nous rendons compte alors mais trop tard que nous sommes en plein milieu de la troupe. Nous restons sur nos gardes. Les molosses nous aboient dessus. Ils se rapprochent. Pas question de fuir, nous restons calme et avançons tout doucement. Nous sommes poliment mais fermement éconduit de la zone d’évolution du troupeau. Avant de disparaître le dernier molosse urine sur le chemin comme pour mieux marquer son territoire. Quelques secondes après nous croisons un randonneur qui vient en sens inverse. Nous le prévenons de rester clame. Une minute après nous entendons les molosses aboyer à nouveau ! le pauvre !! A l’approche du col nous sommes toujours dans la purée de pois. Soudain une petite trouée nous fait percevoir un coin de ciel bleu et un bout de soleil. Vite la photo! Il n’y en aura qu’une!

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"seul petit bout de ciel bleu de la journée"

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"Nous entrons ici en territoire couseran"


du col d’Auéran (km 132) au refuge d’Araing (refuge jacques Husson) (km 133,5)

Les yeux rivets sur nos pieds, nous avançons résignés dans le brouillard. Il n’y a pas de vue et ça mouille. Nous arrivons par une forte descente au refuge d’Araing situé un peu au dessus du lac de barrage du même nom. Le bâtiment est de forme cubique. Nous y sommes accueilli gentiment et nous y consommons un bon chocolat chaud. Nous discutons avec un autre randonneur, qui parti avec son chien compte arriver jusqu’à Banyuls dans une quinzaine de jours.

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refuge d’Araing (refuge jacques Husson)


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du refuge d’Araing (km 133,5) à la cabane de l’étang (km 134)

Sous le barrage d’Araing se trouve la cabane de l’étang où nous nous arrêtons pour y déguster nos cèpes. L’endroit est très propre. Nous cuisinons nos champignons mélangés avec du jambon de pays. Un vrai délice ! Nous sommes rejoint par un randonneur et un pêcheur. Nous déjeunons ensemble dans le calme. Nous échangeons des histoires de randonneurs et de pêcheur!

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"trop bon les cèpes!"

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"miam miam!!"


de la cabane de l’Etang (km 134) aux mines de Bentaillou (km 137)

A nouveau dans la purée de pois nous poursuivons notre chemin! Passé la serre d’Araing (col) nous entamons la descente vers les mines de Bentaillou. Ces mines ont été exploitées de 1849 à 1950. Ce sont d’anciennes mines de plomb argentifère. L’endroit y est relativement sinistre. Des carcasses métalliques jonchent le sol ou pendent dans le vide. La rouille règne en maître. D’immenses trous dans la montagne sont encore visibles. Nous pénétrons dans l’un deux. L’endroit est curieux. Nous constatons que, malgré tout, la nature reprend ses droits. Tous ceci aura presque disparu dans quelques centaines d’années.

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"mines de bentaillou"

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"ici des hommes ont souffert"

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"le temps passe, efface les traces"


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"descente vers Eylie..."

des mines de Bentaillou (km 137) à Eylie d’en Haut (km 140)

Grosse plongée sur Eylie! Plus de 900 mètres de dénivelé négatif à encaisser. Surtout faire attention. Nous sentons la fin de cette quatrième étape arriver. Chemin faisant, nous tombons sur de magnifiques plants de myrtilles. Hors de question de passer à coté. Grain par grain nous faisons provision. Au bout de 30 ou 40 minutes de cueillette nous reprenons une dernière fois nos efforts. Nous arrivons à Eylie d’en haut, terme de notre quatrième étape. Nous sommes fourbus mais heureux et satisfait. Vivement l’année prochaine pour retrouver notre chemin tant aimé.

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"nature sauvage..."

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"nous y sommes presque..."

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"enfin Eylie d'en haut"

BILAN JOUR 23

Cette 7ème et dernière journée de notre quatrième étape nous à fait entrer en Ariège. 15 kilomètres parcourus seulement mais pour un dénivelé de 1625 mètres positifs et 1495 mètres négatifs. Pour la seconde fois depuis notre départ de Hendaye nous avons trouvé des ceps que nous avons cuisinés et mangé avec grand plaisir. Nous terminerons cette quatrième étape à Eylie d’en haut les jambes fatiguées mais la tête pleine de souvenirs. Depuis notre départ en 2006, nous prenons conscience de l’importance que peut prendre, dans notre vie, une telle traversée ! A l’année prochaine au même endroit…   

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E4-J22

ÉTAPE 4 / Jour 22 - Jeudi 7 août 2008

CABANE D’ARTIGUESSANS - BIVOUAC « LABACH »

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"Au petit matin le temps est incertain"

De la cabane d’Artiguessans (km 111) à Fos (km 117)

Nous décollons tardivement de la cabane d’Artiguessans. Nous saluons une dernière fois nos petits amis les loirs et leur offrons une poignée de céréales pour les remercier de ne pas être venu nous grignoter les oreilles la nuit dernière. Le temps est couvert mais le soleil du matin est malgré tout présent. Nous entamons la grande et longue descente vers Fos. Nous cheminons à travers une grande forêt de sapins. 1000 mètres plus bas nous ne tardons pas de retrouver la civilisation. Le chemin menant à Fos longe une immonde route très empruntée à cette époque. Nous arrivons à Fos en milieu de matinée. Nous faisons le plein de pain et chocolatines. Afin de récupérer le double des clefs de sa voiture, Nico donne rendez-vous à Stéphanie au village de Melles. Le rendez-vous est fixé pour le début d’après midi. Nous prenons notre temps, rien ne presse.

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"longue descente boisée vers la vallée"

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"horrible chemin menant à Fos!"

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"La nuit ne fut pas réparatrice"

de Fos (km 117) à Melles (km 120)

Le temps est de plus en plus gris. Nous-nous arrêtons chemin faisant entre Fos et Melles pour nous laver, nettoyer quelques affaires, bien manger et accessoirement tuer le temps par quelques jeux farfelus. Il est plus de 14h00 lorsque nous arrivons à Melles. Le temps se charge, il fait de plus en plus lourd. Il est certain que la pluie va bien finir par pointer le bout de son nez. Nous attendons Stéphanie sur la place de l’église. Nous patientons tranquillement. Stéphanie arrive finalement vers 14h30 accompagnée de son frère. Nous les invitons à prendre un verre à l’auberge locale pour les remercier d’avoir fait plus de 6 heures de route pour nous dépanner. 15h00, en route !!

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"sur le pont de Fos"


"comment tuer le temps parfois!!"

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"Pause mérité à Melles"

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"superbe petit bourg de Melles"

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"rappelons nous le tappage médiatique de Melles!!"

de Melles (km 120) à « Labach » (km 125)

Sur les conseils du restaurateur de l’auberge locale et grâce à notre carte, nous décidons de planter la tente 5 kilomètres plus loin au lieu dit « Labach ». Il n’y a pas beaucoup de terrain plat dans le coin ! Nous espérons trouver un lieu de bivouac agréable. La pluie commence à tomber. Nous progressons sur une petite route goudronnée qui longe la montagne. Nous croisons de belles granges dont certaines sont à l’abandon.

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Bivouac à « Labach » (km 125)

Nous arrivons sur les lieux de notre bivouac. Il pleut assez fort, nous avons depuis longtemps revêtu nos ponchos. Le terrain est relativement plat. Il est particulièrement bien abrité sous une couche végétale dense. A proximité, nous avons la chance de trouver du bois mort à profusion. Un beau torrent coule à 20m de là. Nous plantons rapidement la tente et préparons ensuite un feu d’enfer sous les gouttières des arbres. Comme d’habitude, lavage dans le torrent, repas au coin du feu et même séchage de nos affaires. Nous dormirons comme des loirs sous une pluie fine continue.

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"Un bivouac trés humide"

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"Opération lessive malgré la pluie qui tombe mais qui..."

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"... n'aura pas raison de notre feu!"

BILAN JOUR 22

La journée de transition aux portes de l’Ariège. 14 kilomètres seulement pour passer les villages de Fos et Melles. Le ciel est passé du bleu au gris avant de nous tomber dessus. Bien que particulièrement humide, le bivouac du soir fut une vrai réussite d’organisation et de choix de matériel. Les dénivelés n’ont pas été très rude enfin  avec 250 mètres positifs et 1035 métres négatifs seulement. 

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E4-J21

ÉTAPE 4 / Jour 21 - Mercredi 6 août 2008

LUCHON - CABANE D'ARTIGUESSANS

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"Bagnère de Luchon au petit matin"

De Bagnères de Luchon (km 92) à Sode (km 95)

Nous quittons notre lieu de bivouac à 6h15. Beau temps en perspective. Il n’y a pas un nuage à l’horizon. Nous entamons la montée vers Sode située à 900m d’altitude. Il fait bon. Les portions de routes que nous suivons commencent de bon matin à nous faire mal aux pieds. Le dénivelé matinal fait mal aux jambes. Nous arrivons dans un petit village pittoresque et encore désert à cette heure. Le petit village de Sode est composé de vielles bâtisses en pierre. Les étroites ruelles y sont pentues. Pas un chat à l’horizon, nous traversons en silence le village endormi.

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"Sode encore désert à cette heure matinale"

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"montée lente, fraiche et verdoyante vers Artigues"

de Sode (km 95) à Artigue (km 97,5)

Le dénivelé se fait plus sérieux. Les montées dans les bois sont très raides. Le soleil monte peu à peu. Les sommets environnants sont baignés de lumière. Il commence à faire chaud. Nous sommes transpirant. Nous cherchons un point de ravitaillement en eau. C’est par de beaux chemins bien ombragés aux petits murets en pierre que nous pénétrons dans Artigue. Sur la petite placette nous voyons un abreuvoir alimenté par une petite fontaine. Nous faisons le plein de liquide puis nous prenons le temps de contempler de belles maisons dont une en particulier possède un toit fait de chaume. Il n’y a que très peu de maisons ainsi recouvertes comme par le passé. Peu être est-ce à cause du prix élevé que les artisans demandent pour un tel ouvrage(?)

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"Bagnère de Luchon vue d'un peu plus haut"

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"Le clocher silencieux"

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"C'est vers où Fos?!"

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"le centre ville!!"

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de Artigue (km 97,5) à la cabane de Sauners (km 100,5)

Dés la sortie d’Artigue le paysage change radicalement. Nous-nous retrouvons au soleil dans un beau milieu de prairies en pentes douces. L’herbe des prés n’est pas encore coupée. De ci de là, de beaux arbres parsèmes le paysage. Les grands pics, au loin vers le sud, se dressent fièrement. Chemin faisant nous croisons de sympathiques randonneurs qui ont choisis un itinéraire beaucoup moins fréquenté par les touristes, ils vont dans la même direction que nous. Chemin faisant nous croisons la charmante cabande de Sauners. Le lieu à du caractère mais il y manque seulement un point d’eau pour en faire un des plus beau coin de bivouac.

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"Paysages bucoliques..."

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"grandioses..."

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"et montée douce vers le pic de Bacanère"

De la cabane de Sauners (km 100,5) au pic de Bacanère (km 106,5)

Il fait chaud. Il n’y a pas beaucoup d’air. Le chemin monte bien droit dans les courbes de niveau. Nous évoluons sur des plaines herbeuses. Nous suivons et sommes suivis par quelques randonneurs qui parti d’Artigue ont décidés de monter au sommet du pic de Bacanère (2193m). Avant d’arriver au sommet nous suivons un chemin de crête relativement doux et montant tranquillement vers le sommet arrondi. Nous longeons ici les bornes frontières séparant la France de l’Espagne. Comparé avec la haute montagne les crêtes de Bacanère sont très larges et bien bombées. Pas de risque de tomber dans le vide à la moindre incartade !! Nous arrivons au pic au moment ou le soleil arrive au zénith. Nous y mangeons sous un soleil de plomb. Seule une petite brise tiède venant du sud-ouest nous permet de tenir bon notre position. Au dessus de nous de grands vautours fauves tournoient majestueusement. Ils profitent des thermiques.  Au bout d’une heure de pause, le ventre bien rempli, les jambes reposées, la tente bien sèche nous décidons de reprendre la « route ».

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"le Pic de Bacanère"

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"pause déjeuner au sommet"

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"Les mouches sont inombrables"

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"Un instant de beautée"

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"Il fait trop chaud..."

du Pic de Bacanère (km 106,5) à la cabane d’Artiguessans (km 111)

Nous quittons le pic en longeant les crêtes vers le col d’Esclo d’Aou. A partir de ce point nous allons enfin redescendre dans la vallée de Fos. Au col nous faisons le point de nos provisions en eau. Il ne nous reste qu’un seul litre pour plus de trois heures de marche encore. Nous ne savons pas vraiment où aller dormir. Nous avons de l’avance sur notre plan de route et n’avons pas vraiment envie de finir au camping de Fos. Nous regardons la carte et constatons que trois cabanes se trouvent dans la descente. C’est décidé nous dormirons dans celle du milieu ! A condition, bien sur, de trouver de l’eau dans la descente. Tout est aride et pourtant miracle nous trouvons une petite source au bord du chemin. Non seulement nous trouvons une petite source mais un peu plus loin c’est un magnifique torrent qui nous ouvre ses bras. La baignade s’impose !!

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"...pas de vent..."

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"...à boire, à boire..."

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"2 heures aprés, tout fini bien!!"

A la cabane d’Artiguessans (km 111)

L’endroit est très agréable. Il n’est pas tard. Installation dans notre nouvelle demeure. On sort la table, une banquette, le pastis, les cacahuètes et nous savourons notre petit apéro. Il est à peine 17h00 !! Un peu tôt pour un apéro. Nous sommes pensifs, nos pensées vont et viennent. Soudain Nico a un éclair de génie : « j’ai oublié la clef de ma voiture dans la tienne !!! » «  Comment ? »  Tu veux dire que la clef de la voiture qui se trouve en fin d’étape se trouve dans celle garée en début d’étape à plus de 5 jours de marche. Oupps, il va falloir trouver une solution !

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"la cabane d'Artiguessans"


"du calme et encore du calme...!"

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"Un petit apéro vers 17h00!!"

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"C'est ça la vraie vie!!!"

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"Nous dormirons sur la grande table sans nous douter que : ..."

Soirée et nuit à la cabane d’Artiguessans

La soirée s’annonce douce. Nous cherchons du bois pour préparer un bon feu à l’extérieur. Il fait beau. En face de nous l’ombre gagne peu à peu sur le flanc de la montagne. Le soleil se couche progressivement. Nous mangeons de bonne heure sur la table en bois que nous avons installé à l’extérieur. Nous profitons tranquillement des lieux. Au moment où les premières étoiles commencent à s’allumer dans le ciel nous sommes depuis longtemps allongés prés du feu qui crépite. La nuit arrive rapidement et avec elle la fraîcheur. Nous n’avons plus de bois à faire brûler. Il est temps de rentrer nous coucher.
« CRihhhhhhhhh….. !!! » Que se passe-t-il ? Nous sommes réveillés en sursaut. Nous venons d’entendre un cri strident qui vient de l’intérieur de la cabane. Aussitôt nous allumons nos frontales sans trop réaliser se qui se passe. Soudain, nous apercevons un petit animal qui nous regarde fixement du haut de sa poutre. C’est la première fois que nous observons un tel animal. Il a des grands yeux noirs, des petites oreilles bien roses, un corps de grosse souri et une queue d’écureuil. Un détail complémentaire, il marche sur les murs! Nous apprendrons bien plus tard qu’il s’agissait d’un loir. Il y avait en fait trois loirs dans la cabane et ils ne nous ont pas vraiment laissé dormir. Au menu, des petits cris nocturne, des bruits de pattes sur les murs ou les poutres mais aussi des petits grincements et autre grattages. Nous prenons la chose avec philosophie. De toute façons pas question d’aller dormir dehors à cause de l’orage qui menace. Nous prenons notre mal en patience et supportons bon grés mal grés nos petits hôtes jusqu’au matin.

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"Juste au dessus de nous..."

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"cet adorable petit rongeur nous fera passer..."

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"une trés longue nuit blanche..."

BILAN JOUR 21

Une très belle et chaude journée encore. Nous avons parcouru 19 kilomètres pour un dénivelé de 1570 mètres positifs et 630 mètres négatifs. Au terme de cette journée nous avons décidé de passer une nuit en cabane. Cette nuit s’avèrera être mythique et elle nous laissera sans aucun doute un souvenir indélébile… 

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E4-J20

ÉTAPE 4 / Jour 20 - Mardi 5 août 2008

LES GRANGES D’ASTAU - BAGNERE DE LUCHON

Des Granges d’Astau (km 70) au lac d’Oô (km 72,5)

Nous-nous levons à 5h00 du matin. Dehors il fait encore nuit. Nous ravivons le feu de la veille et déjeunons à la lueur de nos frontales dans la fumée et les flammèches de notre petit feu de bois tout encore engourdi. Une heure plus tard nous sommes fin prêt pour le départ. Le petit jour pointe. Il fait doux et le ciel est encore étoilé. Nous empruntons un chemin large et empierré que de nombreux randonneurs utilisent pour monter du parking des granges jusqu’au lac d’Oô. Pour l’instant nous sommes seuls. Peu de randonneurs ont idée de monter au lac à 6h00 du matin! A notre arrivée au lac d’Oô, nous découvrons une immense retenue d’eau nichée au cœur de la montagne. Les parois très raides de la montagne plongent directement dans le lac. Il n’y a quasiment pas de place pour y planter une tente. A cette heure matinale, l’endroit n’est pas très accueillant.

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"Les granges d'Astau déjà bien lointaines"

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"Le Lac d'Ôo dans le calme matinal"

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"montée lente vers la hourquette"

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"vue plongeante sur la hourquette"

Du lac d’Oô (km 72,5) à la hourquette des Hounts (km 76)

Nous longeons le lac sur son coté gauche et par un chemin très pentu et en lacets qui s’élève peu à peu vers les sommets nous nous élevons rapidement. Bien que montant régulièrement, nous n’avons pas, compte tenu de la grande taille du lac, l’impression de nous en éloigner beaucoup. Nous ménageons nos efforts. Nous croisons d’autres randonneurs partis bien plus tard que nous des refuges du lac d’Oô et d’Espingo. A notre arrivée sur la hourquette des Hounts nous sommes accueillis par un beau soleil du matin qui inonde déjà la vallée opposée (la coume des Hounts Secs). Le panorama vu du col est superbe. Nous apercevons au loin et bien plus bas dans la vallée, les granges d’Astau, le lac d’Oô, le lac d’Espingo. Nous-nous offrons un petit extra en laissant à la hourquette nos encombrants sacs et décidons de gravir le cap de Bassiéret. Quelques minutes plus tard, nous voilà au sommet du petit pic rocheux. Nous immortalisons l’instant en nous photographiant au sommet. Nous arrivons ici à mi-chemin de notre périple au cœur de la montagne entre océan Atlantique et mer Méditerranée.

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"Arrivée magique à la hourquette"

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de la hourquette des Hounts (km 76) à la Coume de Bourg (km 79)

A la hourquette des Hounts nous pénétrons dans un grand cirque minéral. Nous suivons un chemin à flanc de paroi fait de pierrailles et d’herbes à vache. Nous atteignons une autre hourquette qui nous fait à son tour replonger dans un autre cirque identique au premier. Nous croisons de plus en plus de randonneurs faiblement équipés. Il ne fait aucun doute que vu leur nombre, la civilisation ne doit pas être bien loin!! Nous regardons la carte et comprenons que ceux-ci viennent de la proche station de sport d’hiver de Superbagnères. A la Coume de Bourg, surprise !! Nous assistons au « pèlerinage du pic de Céciret » (2403m). De très nombreux randonneurs se suivent à la queue leu leu sur le chemin d’accès du pic.

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"Au loin le pic d'Aneto est immense"

de la Coume de Bourg (km 79) au pic de Céciret (détour de 2km AR) HORS GR10

Le pic du Céciret ne fait pas partie du gr10. Nous décidons pourtant d’y faire un détour. Nous-nous disons que la vue doit y être belle de là haut. Et hop, nous voilà dans la file. Nous croisons des gens qui redescendent du pic. Certains sont sympathiques mais beaucoup d’autres le sont moins. « Pousses-toi de la que je passe ». Arrivés au sommet, il y a trop de monde, la vue n’y est pas vraiment au rendez-vous. Nous redescendons un peu déçu. Seul l’apparition du pic d’Aneto avec son immense glacier au loin nous confirme bien que nous sommes arrivés à la moitié de notre périple.


De la Coume de Bourg (km 79) à Superbagnères (km 83,5)

De retour à la Coume de Bourg nous faisons une pause repas bien méritée. De notre promontoire nous observons les randonneurs occasionnels plus ou moins bien équipés. Pas de temps à perdre. Il fait très chaud, l’atmosphère est nébuleuse. Nous sommes à plus de 2272 m d’altitude, une très légère brise nous empêche d’avoir trop chaud. Nous ne sommes pas pressé de reprendre le chemin qui plonge sur Bagnères de Luchon 1600 mètres plus bas. Là-bas la température doit y être intenable. Pour le moment nous marchons sur le sentier qui nous mène de la Coume de Bourg à Superbagnères. Malgré l’heure tardive beaucoup de gens continuent à monter. Il nous tarde de vite quitter les lieux.

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"Chemin plongeant vers Bagnère de Luchon"

de Superbagnères (km 83,5) à Bagnères de Luchon (km 92)

Il fait de plus en plus chaud. Nos pieds sont surchauffés. Nous quittons rapidement Superbagnères et comme par magie nous nous retrouvons seuls sitôt passé le parking de la station. Personne n’a idée de repartir à pied vers Luchon quand il est possible de prendre sa voiture pour descendre en ville. Nous prenons notre  deuxième pause de la journée dans une ancienne station de l’ancien train à crémaillère qui jadis acheminait les touristes de Luchon à Superbagnères. Au bout de une heure de pause et de crise de fou rire nous sommes fin prêt pour entamer la longue descente que nous vivons comme un chemin de croix et de pénitence.


Arrivée à Bagnières de Luchon (km 92)

Dés notre entrée dans la ville, nous nous arrêtons à la terrasse d’un café. Nous sommes harassés. Postage du courrier, petit coup de téléphone à la famille, dégustation d’une bonne bière, léger ravitaillement à la superette du coin et nous voilà en quête d’un point de bivouac.  Nous traversons la ville à pas lent, nous n’avons pas envie d’aller au camping et nous cherchons un lieu où poser notre tente. Nous-nous engageons dans un parc où finalement nous dénicherons un lieu de bivouac pas très sauvage mais proche d’un point d’eau et à l’abri des regards indiscrets! Le temps se couvre rapidement, l’orage gronde, il est temps de se mettre à l’abri. Il fait très lourd. Nous souhaitons que l’orage éclate mais pourtant celui-ci passera son chemin. A 21h30, nous nous endormirons comme des bébés sous une faible pluie qui au lieu de nous rafraîchir nous bercera…

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1068_Blason_Bagn_re_de_Luchon

BILAN JOUR 20

Une journée mythique ! Nous sommes arrivé à mi-chemin de notre périple entre océan et mer. Nous avons enfin pu admirer l’impressionnant pic d’Aneto et son immense glacier. Nous arrivons au terme de cette journée à Bagnière de Luchon. Nous avons parcouru 22 kilomètres pour un dénivelé de 790 mètres positifs et 1615 mètres négatifs.

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E4-J19

ÉTAPE 4 / Jour 19 - Lundi 4 août 2008

BOURISP - GRANGES D’ASTAU
 

0964
"voilà s'est parti"

De Bourisp (km 48) à Estensan (km 50)

Nous quittons le camping de Bourisp à l’aube vers 6h00 du matin. Il fait lourd, le temps est humide et brumeux. Dés la sortie du village les choses sérieuses commencent. Nous avons un dénivelé de plus xx mètres positif jusqu’au Couret de Latuhe. Nous n’avons pas fait deux kilomètres que déjà nous sommes en sueur. Nous empruntons des chemins verdoyants que les moustiques affectionnent particulièrement. Nous en faisons les frais au passage!!

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"Bon! où va-t-on?"

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"le temps est humide et brumeux"

"panorama bien brumeux"

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"HA HA!! Un petit morceau de soleil"

De Estansan (km 50) au Couret de Latuhe (km 54)

Nous montons lentement mais sûrement, passons par les villages de Estensan et de Azet.  Peu à peu nous pénétrons dans la brume et les nuages bas. Parfois des paquets de brume plus denses que d’autres viennent nous envelopper complètement. Mais à force de monter nous atteignons  la couche supérieure des nuages là où  le soleil se fraye un passage étroit à travers la couche. Soudain, comme par magie nous découvrons un magnifique ciel bleu et là, oh miracle inattendu, nous passons au dessus de la mer de nuage. Le spectacle est fantastique! Les sommets environnants apparaissent fièrement au dessus de la nuée. Nous sommes en admiration devant ce spectacle.
Arrivé au Couret de Latuhe (non loin du col d’Azet) nous découvrons une autre mer de nuage de l’autre coté du col dans la vallée de Loudenvielle. Avant d’entamer la longue descente dans l’autre vallée, nous décidons de nous poser un peu au col en compagnie de la mer de nuage, du soleil et des vaches.

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"Grandiose!!"

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"Au couret de Lathue"

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"Gentilles les meuh meuh!!"

Du Couret de Latuhe (km 54) à Loudenvielle (km 57)

Nous descendons dans la vallée par d’étroits et interminables chemins abruptes. Nous repassons sous la couche de nuage qui, chauffée par le soleil du matin, peu à peu se désagrège,. La vallée de Loudenvielle n’est pas particulièrement belle, mais le centre du bourg est relativement accueillant. Il y a de nombreux touristes qui arpentent les rues. Nous faisons une halte à la superette du coin pour consulter la météo et nous ravitailler en pain et chocolatines. Pas trop de temps à perdre la route pour les Granges d’Astau est encore très longue.


"L'entre deux mers de nuages"

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"Sur le pont de Loudenvielle"

La_Lepture_rouge_et_noir
"Une Lepture rouge et noir"

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"Loudenvielle pile en bas"

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"Le clocher de Germ"

de Loudenvielle (km 57) à la Cabane d’Ourtiga (km 63)

Dés la sortie de Loudenvielle nous nous replongeons dans les forts dénivelés. La montée vers Germ est difficile. Il faut absolument gérer ses efforts sous peine de surchauffe. Nous y rencontrons deux randonneuses en provenance d’Israël. Elles peinent à monter. Nous échangeons quelques mots en Anglais avec elles puis, étant plus rapide, nous les laissons à Germ. A la sortie du village, nous trouvons un chemin plus calme qui longe la montagne et monte tranquillement vers la cabane d’Ourtiga. Nous arrivons à la cabane d’Ourtiga en tout début d’après midi sous un soleil de plomb. Nous sommes impressionnés par notre prochaine difficulté, le passage du Couret d’Esquierry. Nous reprenons des forces dans la cabane où nous ferons notre pause repas. La cabane est très agréable et nous regrettons de ne pas pouvoir y passer la nuit.

0995
"tranquillou..."

0996
"Elle encore loin cette cabane?"

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"mon âne!!"








De la cabane d’ourtiga (km 63) au Couret d’Esquierry (km 65,5)

La montée infernale commence! Un dénivelé de 530 m pour une longueur de 1,5 km voilà ses mensurations. Juste avant de monter nous rencontrons deux randonneurs qui viennent de rebrousser chemin. Ils ne nous mettent pas en confiance. L’un des deux qui a prés de 69 ans se sent trop chargé pour réussir à passer. Il a pourtant un bon physique. Nous commençons donc notre ascension très tranquillement. Nous adoptons un pas très lent. Les cuisses sont mises à rude épreuve. Peu à peu nous nous élevons. Lentement mais très sûrement. Il fait très chaud. Nous n’avons même pas envie de ramasser les nombreuses myrtilles que nos visages effleurent de temps à autre. Finalement et assez rapidement nous avons le col en vue. La difficulté de ce passage vient surtout du fait que nous avons déjà parcouru pas mal de kilomètres et avalé de gros dénivelés depuis le début de cette journée. Nous arrivons enfin au niveau du Couret d’Esquierry. Nous-nous sentons bien et soulagé.

1000
"Objectif : tout là haut...!!"

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"Enfin l'arrivée"

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"Encore un petit effort"

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"Là, on est encore dans la cabane!"


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"Descente vers Les granges"

Du Couret d’Esquierry (km 65,5) aux Granges d’Astau (km 70)

Nous entamons la longue descente dans le Val d’Esquierry. Chemin faisant nous trouvons une source d’eau fraîche qui soulagera notre soif grandissante. Arrivé à la cabane du Val d’Esquierry nous sommes déçu et étonné de constater qu’elle est fermée à clef ( !). Nous-nous posons des questions car elle est notée comme une cabane refuge sur notre carte IGN. Nous éclaircirons la chose dés notre retour. Bien que fermée à clef nous nous posons plus d’une heure dans son ombre pour un y piquer une petite siestoune. Il faut reprendre des forces, la descente vers les Granges d’Astau est assez ardue. Elle traverse un grand sous bois bien ombragé mais dont le chemin est parsemé d’aiguilles de résineux. Aux granges d’Astau, nous filons directement vers un bar pour y savourer une très bonne bière.

1011
"Aperçu de notre prochaine étape"

1008___comminges
" Entrée en  Comminges"

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"Les Granges d'Astau"

1012
"Mon....âne ???"


Bivouac aux Granges d’Astau (km 70)

Loin du grand parking des granges nous choisissons un beau terrain plat entre deux cours d’eau comme lieu de bivouac. Comme à notre habitude et toujours avec le même plaisir, nous y plantons la tente, préparons un beau feu de camp et filons nous rafraîchir dans le gave voisin. Il fait bon, il n’y a presque personne, un petit verre de pastis à la main devant une assiette de cacahuètes, nous savourons la soirée et trinquons avec plaisir. Nous sommes ravi d’être là, le temps est de la partie, la vie est belle quoi !

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"La récompense de la journée"

1020

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BILAN JOUR 19

Magnifique journée !! Cette étape fut une des plus belles étapes depuis notre départ. Le matin nous avons la chance de passer au dessus des nuages au couret de Latuhe. Le panorama fut fantastique. L’après midi la montée du d’Esquierry restera dans nos mémoire comme une des plus difficile ascension de part le pourcentage de dénivelé. Pour cette 3ème journée nous avons parcouru 16 kilomètres pour un dénivelé de 1960 mètres positifs et 1655 mètres négatifs.

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E4-J18

ÉTAPE 4 / Jour 18 - Dimanche 3 août 2008

LAC D’AUMAR - BOURISP (prés de St-Lary-Soulan)

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"lever de soleil sur le massif du Néouvielle"

Du lac d’Aumar (km 25,5) au col d’Estoudou (km 29)

Nous-nous levons à 5h30. Le temps est frais mais dégagé. Nous assistons au levé du soleil sur le massif du Néouvielle. Les premiers rayons du levant donnent à la roche des reflets rosés. Nous quittons tranquillement les lieux. Longeons le lac d’Aumar avant de partir à l’assaut du col d’Estoudou. Nous montons tranquillement le col à l’ombre de la montagne.
Vu du col le paysage est grandiose. En face de nous se dresse l’impressionnant  pic méchant, un peu plus loin niché dans la montagne nous découvrons une partie de l’immense lac de Cap Long. Le ciel est d’un bleu profond.

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"Le Lac d'Orédon"

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"Pic de Bugatet"

                                 

Du col d’Estoudou (km 29) au lac de l’Oule (km 31)

Nous entamons une belle descente dans une forêt de pins. La descente est raide vers le lac de l’Oule. Il faut faire très attention. Une glissade plus loin et le genou de Nico, soudainement, se retrouve au sol. Plus de peur que de mal! Nous poursuivons notre chemin. Le lac de l’Oule est un lac de barrage dont la couleur est d’un bleu turquoise. Nous le contournons par le fond de vallée puis entamons rapidement la remontée vers le col de Portet. Nous croisons chemin faisant de nombreux randonneurs venant en sens inverse. Ils arrivent de plus en plus nombreux. « Bonjour, bonjour, bonjour…. »

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"Nico au col d'Estoudou"

                  

chardon_bleu
"Chardon bleu"

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"Lac de l'Oule derrière des casques de Jupiter"

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"Arrivée sur le lac de l'Oule"

0941
"nous laissons derrière nous le lac de l'oule"

Du lac de l’Oule (km 31) au col de Portet (km 38)

Après avoir fait un petit détour au lac inférieur du Bastan (600m hors Gr), nous-nous engageons sur le long chemin qui suit les courbes de niveaux de la montagne et qui nous conduit au col de Portet. Nous-nous retrouvons au milieu de la station de ski d’Espiaube. Les remontées mécaniques sont autant de verrues sur la montagne. Il fait de plus en plus chaud et nous n’avons qu’une envie, passer rapidement le col et engager notre descente vers St-Lary-Soulan.

0942
"cheminement pépère"

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"montée arride vers le col de Portet"

                                          

Au col de Portet (km 38)

Il y a trop de monde et trop de voitures sur le parking du col. Nous cherchons et trouvons un coin d’ombre pour manger tranquillement. Une centaine de mètres plus bas, nous trouvons une cabane de station. Son ombre n’y est pas très généreuse mais nous n’avons pas d’autres alternatives…

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"Seule ombre disponible au col de Portet"

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"C'est par où déjà?
- En bas..."

Du col de Portet (km 38) à Bourisp (km 48)

La descente vers Bourisp est très longue. Elle se fait en deux temps. La première partie se fait sur un chemin qui descend en pente douce sur des prairies verdoyantes mais trop ensoleillées. Enfin dans la seconde portion, le chemin devient très pentu et sillonne des bois ombragés.
Nous passons par l’altisurface (hors gr) qui à l’occasion se transforme en piste d’atterrissage pour avion léger.
Arrivé à Bourisp (petite commune attenante au village de St-Lary-Soulan), nous-nous installons au sympathique camping de la Mousquère. Sitôt arrivé nous posons nos affaires et décidons d’aller chercher du pain. Le responsable du camping nous indique une boulangerie ouverte pas très loin de là, mais tout de même à plus de un kilomètre à pied!! Enfin nous ne sommes pas à deux kilomètres près! Nous prenons notre mal en patience et nous engageons sur le bord de route. Le soleil est bien chaud et le chemin nous paraît interminable. Par chance la boulangerie est attenante à un bar. Nous en profitons pour nous réhydrater avec une bonne bière !!

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"St Lary"

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"Enfin de l'ombre"

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"Bourisp"

Nuit au camping de Bourisp

A notre retour nous installons notre tente et filons à la douche sans attendre. La nuit sera agréable au camping.

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"Une bonne bière bien méritée"

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"Eh!! Tu prends l'Apéro!!"

BILAN JOUR 18

Cette seconde journée fut très longue 22,5 kilomètres pour un dénivelé de 455 mètres positifs et 1855 mètres négatifs. Comme la veille le beau temps nous a accompagné sur des chemins faciles mais pas toujours très beau (surtout au col de Portet). La descente sur Bourisp fut particulièrement difficile et éprouvante compte tenu du dénivelé et de la chaleur. Nos organismes sont maintenant bien rodés et les efforts ne nous font pas peur. Seule la météo reste nous inquiète 

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